
Le cri des enfants perdus
Des figures à l’aspect juvénile se bousculent dans une composition dense : visages inclinés, yeux très ouverts, bouches ovales et formes suggérant des épaules ou des bras se chevauchent sans contour stable. Le cri des enfants perdus trouve son expression dans une palette presque monochrome, entre brun sépia, brun clair et gris-beige délavé, tandis que la lumière traverse les réserves blanches. Les traces paraissent frottées, sèches et granuleuses, mêlées de frottements diffus, de contours rompus et de reprises nerveuses. L’ensemble respire une détresse contenue, presque tendre, comme un appel qui cherche une présence.


