
Gaza, les murs debout
Cette huile sur toile saisit l'instant avec une économie de moyens rigoureuse. La palette se restreint à des nuances de gris anthracite et de noir profond qui tranchent sur un ciel d'un blanc laiteux. Au premier plan, une touche épaisse et nerveuse traduit l'amas de gravats. Au milieu de ce paysage fracturé, quelques silhouettes sombres se tiennent immobiles, minuscules face aux carcasses d'immeubles éventrés qui se dressent sur la droite. La lumière, crue et frontale, souligne la rudesse de la scène. Il se dégage de ces ruines une atmosphère de silence lourd, où la simple présence humaine devient un acte de persistance.


